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  <title>SOS Éducation</title>
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<item rdf:about="http://www.soseducation.com/rw_rubrique_512_service-minimum-d-accueil-une-victoire-a-completer.php">
  <title>Service minimum d'accueil : une victoire à compléter</title>
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  <dc:date>2008-07-17T00:00:00+02:00</dc:date>
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  <dc:subject>Education : faits et chiffres</dc:subject>
  <description>C'est une vraie victoire : le 16 juillet, à l'Assemblée nationale, les députés ont voté la loi instituant l'accueil à l'école des enfants de maternelle ou du primaire, en cas de grève ou d'absence des professeurs.
Aux...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <P>C'est une vraie victoire : le 16 juillet, à l'Assemblée nationale, les députés ont voté la loi instituant l'accueil à l'école des enfants de maternelle ou du primaire, en cas de grève ou d'absence des professeurs.</P>
<P>Aux termes de ce texte, qui concerne les écoles publiques et privées sous contrat, les établissements sont tenus d'accueillir les élèves en cas d'absence de leur professeur, même lorsque&nbsp;celui-ci ne peut pas être remplacé. En cas de grève, et lorsque le taux d'enseignants grévistes atteint 25 % de l'effectif de l'établissement, une procédure d'accueil par les communes est déclenchée, l'Etat restant pénalement responsable.&nbsp;Les enseignants doivent faire connaître individuellement à leur hiérarchie leur intention de faire grève, 48 heures à l'avance.&nbsp;&nbsp;&nbsp; </P>
<P>&nbsp;<STRONG>C'est une victoire</STRONG> à laquelle&nbsp;les 65 000 membres de SOS Education ont pris part en&nbsp;soutenant l'action du ministre de l'Education nationale. Les syndicats de l'Education nationale, qui bloquent depuis des décennies les réformes indispensables, se trouveront désormais dans l'impossibilité de prendre les parents d'élèves en otage.&nbsp;</P>
<P>Ils perdent là un moyen de pression illégitime&nbsp;mais redoutable :&nbsp;nuire aux&nbsp;pères et mères de famille, en désorganisant inopinément leurs emplois du temps, et en les contraignant à trouver d'urgence des solutions pour&nbsp;faire face à leurs obligations professionnelles. </P>
<P>Gare aux effets pervers, cependant, du "droit d'accueil dans les écoles". Certes, les enfants sont accueillis ; mais ils ne sont pas instruits. Or, l'Ecole primaire n'est pas une garderie. Les enfants n'y vont pas pour s'amuser, mais pour&nbsp;acquérir des&nbsp;connaissances, notamment en français et en mathématiques (lire, écrire, compter). Tel qu'il est conçu, le service d'accueil obligatoire ne palliera pas la perte de temps d'enseignement, dont ils subiront les conséquences, immédiatement ou plus tard.</P>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.soseducation.com/rw_rubrique_511_bac-physique-2008-encore-un-sujet-sans-queue-ni-tete.php">
  <title>Bac physique 2008 : encore un sujet sans queue  ni tête !</title>
  <link>http://www.soseducation.com/rw_rubrique_511_bac-physique-2008-encore-un-sujet-sans-queue-ni-tete.php</link>
  <dc:date>2008-07-17T00:00:00+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
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  <dc:subject>Les pédagogies</dc:subject>
  <description>Un professeur de physique écrit à SOS Education pour exprimer son ras-le-bol de la manière dont sont conçues les épreuves du baccalauréat :
&quot; L'inspection de physique persiste et signe : cette année encore, les...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <P><STRONG>Un professeur de physique écrit à SOS Education pour exprimer son ras-le-bol de la manière dont sont conçues les épreuves du baccalauréat :</STRONG></P>
<P>" L'inspection de physique persiste et signe : cette année encore, les candidats ont eu droit, pour&nbsp; l'épreuve de physique-chimie en S, à un sujet de 12 pages, du même style que les années précédentes : enrobage de mauvais goût, baratin, un galimatias de questions se voulant originales, sans parler des débordements sur la tectonique des plaques, pour paraître un peu interdisciplinaire </P>
<P>On se demande à quoi servent les recommandations sur les compétences exigibles des programmes ! Une fois de plus, les enseignants de terminale qui essaient de transmettre à leurs élèves des connaissances de physique et de chimie sont ridiculisés !</P>
<P>Dans le sujet ne figurait quasiment aucune question de connaissance : les réponses sont à trouver dans les énoncés ou dans les&nbsp;« textes » censés illustrer les différentes parties de l'épreuve. Les formules à utiliser sont données (le travail de la mémoire ne sert plus à rien, c'est bien connu !)</P>
<P>En l'occurrence, il&nbsp;suffisait de : <BR>&nbsp;Savoir appliquer un pourcentage (niveau 6 ème) ;<BR>&nbsp;Connaître l'additivité des tensions dans un montage en série (niveau 3ème) ;<BR>&nbsp;Savoir lire un texte (là, c'est plus difficile !) ;<BR>&nbsp;Savoir utiliser une calculette (pour les soustractions, multiplications et divisions).</P>
<P>Il ne s'agit pas de mettre en cause les collègues qui préparent les sujets, sachant, pour y avoir moi-même participé, qu'ils n'ont aucune liberté d'action et pestent souvent contre ce qu'on leur demande de faire. La pédagogie de l'<EM>« occupationnel »</EM> ne triomphe plus seulement pendant les « cours », mais aussi pendant les épreuves d'examen. On ne juge pas les élèves sur leurs connaissances, mais on les occupe pendant trois heures et demie, pour leur faire croire qu'ils passent l'épreuve de leur vie !</P>
<P>Le baccalauréat version année 2000 n'est plus un examen, mais une mise en scène très sophistiquée, dont tout le monde connaît le but : faire une France de « bacheliers » et réaliser ainsi le rêve de l'égalitarisme jacobin  Peu importe l'intérêt futur des élèves et celui du pays. En France, c'est toujours l'idéologie qui prime !<BR>&nbsp;<BR>Il ne faut donc pas s'étonner de l'échec massif que l'on constate en première année d'enseignement supérieur, dont le bac ouvre les portes de manière exclusivement administrative, et sans que soient prises en compte les connaissances réellement acquises par les élèves à l'issue des cycles d'enseignement primaire et secondaire.</P>
<P>Déjà se profilent les futures réponses ministérielles à cet échec en première année : elles se traduiront par la diabolisation des enseignants du supérieur, qui suivront des stages de rééducation, par la suppression des redoublements en fin de première année de fac, etc. Ce ne sont évidemment pas ces mesures-là qui relèveront le niveau intellectuel de nos étudiants !</P>
<P>Personne ne semble s'inquiéter de la dégradation des formations scientifiques en France. Et pourtant, ses conséquences pèseront sur le long terme. C'est un choix suicidaire pour un pays qui prétend vouloir rester au top des technologies de pointe</P>
<P>Les filières scientifiques n'existent plus vraiment dans la plupart des établissements du secondaire. La sélection a disparu en seconde, à cause des pressions sur les notations, de la baisse des exigences dans les secondes indifférenciées et des commissions d'appel.</P>
<P>Les erreurs d'orientation crèvent les yeux en première S, plaçant ainsi délibérément de nombreux élèves en situation d'échec. C'est d'ailleurs pourquoi il est nécessaire d'organiser un&nbsp; bac-spectacle, qui a pour seul but de donner le change. </P>
<P>Les sections scientifiques véhiculent aujourd'hui de faux labels, encore très prisés par les familles, qui raisonnent avec vingt ans de retard et ambitionnent toujours pour leur progéniture ce qu'elles imaginent rester la voie royale,&nbsp; pour ensuite les diriger vers les écoles de commerce qui prolifèrent</P>
<P>Quant au développement du goût&nbsp; pour les sciences et au maintien dans ce pays d'un potentiel scientifique à la hauteur de ses ambitions légitimes, il n'en est plus question.</P>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.soseducation.com/rw_rubrique_510_de-nouveaux-programmes-de-francais-au-college-efficaces-et-bien-concus.php">
  <title>De nouveaux programmes de français au collège efficaces et bien conçus</title>
  <link>http://www.soseducation.com/rw_rubrique_510_de-nouveaux-programmes-de-francais-au-college-efficaces-et-bien-concus.php</link>
  <dc:date>2008-07-11T00:00:00+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator></dc:creator>
  <dc:subject>Les pédagogies</dc:subject>
  <description>Bonne nouvelle : autant les nouveaux programmes d'histoire et de géographie au collège laissent à désirer, autant le projet de programme de français pour l'année prochaine est bien pensé et bienvenu.
Si l'on en...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <P>Bonne nouvelle : autant les nouveaux programmes d'histoire et de géographie au collège laissent à désirer, autant le projet de programme de français pour l'année prochaine est bien pensé et bienvenu.</P>
<P>Si l'on en doutait, il suffirait d'ailleurs, pour s'en persuader, de considérer les réactions furibondes des syndicats d'enseignants de gauche : Snes-FSU, SNUIPP-FSU, Sgen-CFDT, SE-Unsa, CGT-Education et autres organisations, sans oublier, bien sûr, les inévitables « parents d'élèves »&nbsp;(dont la plupart sont syndicalistes enseignants)&nbsp;de la FCPE. </P>
<P>Tous regrettent les anciens programmes de 1995, ils&nbsp;crient au&nbsp;« passéisme », ils reprochent aux nouveaux programmes de n'accorder qu' « une place très limitée à la littérature contemporaine ainsi qu'à tous les apports des sciences du langage », et de réduire « le travail sur les médias, les projets de théâtre ou d'écriture à la portion congrue »</P>
<P>A la bonne heure ! On l'aura compris : le projet renoue avec des méthodes efficaces d'apprentissage de la langue, et une approche intelligente et intelligible de la littérature, au vrai sens du terme.</P>
<P>Il s'inscrit explicitement dans la continuité des nouveaux programmes du primaire, auxquels les 65 000 membres de SOS Education ont applaudi, en soutenant l'action du ministre par l'envoi de dizaines de milliers de pétitions. </P>
<P>On rompt enfin  et ce n'est pas dommage !  avec le salmigondis des pédagogistes en fait d'apprentissage de la langue. Exit l'approche globale qui prétendait&nbsp; fusionner l'étude de la langue, la lecture des textes et l'expression écrite et orale, au bout de quoi les élèves survolaient les règles de la grammaire et de l'orthographe sans rien approfondir, et ne connaissaient en fait de textes « littéraires » que les articles du Monde.&nbsp;</P>
<P>Positivement, que trouve-t-on dans ce projet ?</P>
<P>-&nbsp;D'abord, le rappel que « la "leçon" de grammaire est fondamentale ». Ça va sans dire, mais au regard des programmes précédents, ça va tout de même mieux en le disant... « La connaissance des mécanismes grammaticaux, précise le texte, fait appel à l'esprit d'analyse, à la logique, autant qu'à l'intuition ; elle participe par conséquent pleinement à la structuration de la pensée. » On en revient aux analyses logique et grammaticale, à l'étude de la phrase, à la conjugaison des verbes à tous les modes  y compris le sujonctif présent et le conditionnel en sixième, le subjonctif passé en cinquième</P>
<P>-&nbsp;De même, il est précisé que « Le professeur de français accorde () une attention constante à la bonne maîtrise de l'orthographe par ses élèves », qu'il doit veiller&nbsp; « à la mémorisation des règles essentielles et à leur réinvestissement dans des activités d'écriture variées » et que « la dictée de contrôle est une modalité indispensable d'évaluation de la compétence orthographique. »</P>
<P>-&nbsp;Les nouveaux programmes insistent sur la « pratique régulière, continue et variée de l'écriture », par laquelle seulement « les élèves peuvent acquérir une conscience claire de leur langue, une connaissance précise et vivante de son fonctionnement, de ses modes de production et de ses effets. »</P>
<P>-&nbsp;L'évaluation des compétences doit porter « sur des travaux de rédaction aboutis dont la longueur évolue d'un niveau à l'autre. On prend en compte la richesse et la sensibilité de l'invention. Les exigences attendues sont la correction de l'expression, la cohérence de la composition, le respect des consignes qui doivent être précises. »</P>
<P>-&nbsp;Quant à l'expression orale, elle accorde toute sa place à&nbsp; la récitation, « en liaison avec les textes étudiés ».</P>
<P>-&nbsp; Par ailleurs, « Les lectures conduites en classe permettent d'initier aux mythes, contes et légendes, aux textes fondateurs et aux grandes uvres du patrimoine. » Pour aborder la littérature, le projet adopte, « année après année () une progression chronologique qui permette d'établir des relations avec le programme d'histoire », les élèves étant « invités à lire et à étudier des uvres littéraires ». Les grands auteurs de l'Antiquité sont étudiés en sixième, ceux du Moyen-âge, de la Renaissance et du XVIIe siècle en cinquième, ceux des XVIIIe et XIXe siècles en quatrième, ceux des XXe et XXIe siècles en troisième (un bémol toutefois concernant les auteurs actuels, qu'il est évidemment trop tôt pour ranger parmi les classiques). Cette insistance sur la chronologie évitera peut-être d'entendre des élèves de quatrième citer Victor Hugo parmi les auteurs du Moyen Age, parce qu'il a écrit « Notre-Dame de Paris » Tandis que nos collégiens ignorent jusqu'à l'existence de François Villon !</P>
<P>On conçoit que les syndicalistes de l'Education nationale s'étranglent de fureur à la lecture de ce projet « exhumé d'un passé mythique », et fondé sur la « répétition », la&nbsp;« mémorisation » et « l'imitation&nbsp;» - autant de méthodes qui ont fait leurs preuves. </P>
<P>S'il fallait une dernière raison de se féliciter de ces nouveaux programmes, on la trouverait dans l'écriture même du projet, dépourvue de toute concession au jargon habituel que Claude Allègre appelait en son temps le « volapück ednat ». « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement », disait Boileau. Les nouveaux programmes de français sont donc bien conçus.&nbsp;</P>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.soseducation.com/rw_rubrique_508_suppression-de-la-carte-scolaire-un-devoir-de-vigilance.php">
  <title>Suppression de la carte scolaire : un devoir de vigilance</title>
  <link>http://www.soseducation.com/rw_rubrique_508_suppression-de-la-carte-scolaire-un-devoir-de-vigilance.php</link>
  <dc:date>2008-06-19T00:00:00+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator></dc:creator>
  <dc:subject>Education : faits et chiffres</dc:subject>
  <description>La suppression de la carte scolaire n'a pas le &quot;ticket&quot; auprès des hauts fonctionnaires de l'Education nationale. Un article du Monde, daté du 17 juin, dévoile le contenu du rapport de l'Inspection générale de...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <P>La suppression de la carte scolaire n'a pas le "ticket" auprès des hauts fonctionnaires de l'Education nationale. Un article du <EM>Monde,</EM> daté du 17 juin, dévoile le contenu du rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale (IGEN) sur <EM>« Les nouvelles dispositions de la carte scolaire »</EM>, préparé en 2007 par les inspecteurs généraux <STRONG>Jean-Pierre Obin</STRONG> et <STRONG>Christian Peyroux</STRONG>. Ce qu'il en ressort doit inciter les membres de SOS Education à la vigilance.</P>
<P>Selon <EM>Le Monde</EM>, cette étude mettrait en garde le ministre contre les effets pervers de l'assouplissement : à savoir, la baisse de la <EM>« mixité sociale »</EM> et le <EM>« renforcement des logiques de concentration ethnique »</EM>. Elle a été réalisée entre les mois de juin et septembre 2007 et remise à <STRONG>Xavier Darcos</STRONG> en octobre de la même année. Portant sur 34 établissements, <EM>« pour la plupart à dominante urbaine »</EM>, elle déplore une baisse de la mixité scolaire, accélérant <EM>« les processus sociaux déjà à l'uvre depuis des années. »</EM></P>
<P><EM>« Dans la plupart des départements visités, la question de la survie de certains collèges est ouvertement posée »</EM>, écrivent les rapporteurs. <EM>« C'est aux deux extrémités de la hiérarchie des établissements que la mixité sociale est mise le plus rudement à l'épreuve : dans les établissements les plus convoités, il y a peu d'élèves de condition modeste ; dans les collèges les plus évités, ce sont les catégories favorisées qui ont disparu. »</EM></P>
<P>La création d'options ou de filières d'excellence dans les quartiers sensibles, ajoutent-ils, n'y change rien, pas plus que les labels ZEP ou "ambition réussite", car <EM>« jamais ces initiatives ne permettent de faire revenir les populations des classes moyennes qui ont déserté un établissement. »&nbsp;</EM> </P>
<P><EM>« L'objectif d'amélioration de la diversité sociale n'a en général pas été l'objet d'une attention prioritaire »</EM>, regrettent enfin nos inspecteurs généraux. <BR></P>
<P><STRONG>Un raisonnement erroné</STRONG></P>
<P>&nbsp;En premier lieu, <EM>« l'objectif d'amélioration de la mixité sociale »</EM> n'a pas lieu de faire <EM>« l'objet d'une attention prioritaire »</EM> de la part de l'Education nationale. Celle-ci n'a pas pour but de promouvoir le désenclavement des quartiers difficiles  problématique qui dépasse largement le cadre de l'école&nbsp; mais de garantir à tous les enfants les meilleures conditions pour apprendre et la meilleure qualité d'enseignement.</P>
<P>&nbsp;Par ailleurs, il faut une bonne dose d'inconscience, d'hypocrisie, ou une méconnaissance abyssale des réalités pour prétendre que la <EM>« mixité scolaire »</EM> est liée au maintien de la carte scolaire. En réalité, beaucoup de parents appartenant aux <EM>« classes moyennes »</EM>&nbsp;choisissent de retirer leurs enfants des établissements "difficiles", en les inscrivant dans une école ou un collège privé, quitte à consentir pour cela des sacrifices financiers. D'autres déménagent dans une autre ville ou un autre quartier, en fonction de la qualité des écoles. </P>
<P>La carte scolaire ne garantit donc nullement l'existence d'une quelconque forme de<EM> « mixité sociale »</EM>. Au contraire, sa rigidité interdit à des élèves méritants issus des quartiers à problèmes de quitter leurs&nbsp;ghettos.</P>
<P>Il est en outre permis de s'interroger sur le sérieux de l'étude que les deux inspecteurs généraux de l'Education nationale ont conduite entre les mois de juin et de septembre 2007, autrement dit essentiellement pendant les vacances précédant la mise en uvre de la réforme de Xavier Darcos. Dans ces conditions, que valent leurs conclusions ? Disposaient-ils du recul nécessaire pour évaluer les effets de l'assouplissement de la carte scolaire ? </P>
<P> Le directeur de cabinet du ministre, <STRONG>Philippe Court</STRONG>, estime&nbsp; qu'il ne s'agit <EM>« pas d'une étude spécifique sur les dérogations accordées par le nouveau gouvernement »</EM>, puisqu'elle traite <EM>« pour les quatre cinquième, des dérogations accordées par l'ancien système, et pour un cinquième de celles accordées après la libéralisation intervenue en juin 2007. »</EM> C'est en effet assez limité ! <BR></P>
<P> Par ailleurs, la sociologue de l'éducation <STRONG>Agnès Van Zanten</STRONG>, directrice de recherche à l'Observatoire sociologique du changement (CNRS-Sciences-Po), interrogée par l'Agence d'information spécialisée AEF, estime que <EM>« cela n'a aucun sens de tenir un discours global sur les effets de la suppression de la carte scolaire, car cette mesure est extrêmement dépendante des caractéristiques des territoires sur lesquelles elle s'applique. Elle peut être vecteur de ghetto ou de mixité selon le territoire. » </EM></P>
<P>Quant aux possibilités induites par l'assouplissement de la carte, les familles populaires en profitent peu, remarque-t-elle encore, car <EM>« contrairement aux classes moyennes, les classes populaires prennent au sérieux l'idée de service public et que tous les établissements se valent. »</EM> Visiblement, elles sont mal informées...</P>
<P><STRONG>Un engagement du président</STRONG></P>
<P>L'avis de Mme Van Zanten est d'autant plus intéressant qu'elle s'apprête à publier un livre intitulé <EM>La carte scolaire</EM>, en collaboration avec un co-auteur nommé Jean-Pierre Obin, autrement dit l'un des deux inspecteurs généraux auteurs du rapport de l'IGEN. Pour l'anecdote, il n'est pas superflu de consulter la biographie de ce dernier, mise en ligne sur son propre blog. </P>
<P>Professeur associé à l'IUFM de Lyon,&nbsp;ce fonctionnaire&nbsp;choisi pour évaluer les effets de l'assouplissement de la carte scolaire a soutenu, en 1992, une thèse de doctorat ès lettres et sciences humaines dirigée par <STRONG>Philippe Meirieu</STRONG>, le ponte du "pédagogisme", largement responsable de la crise que traverse notre système d'enseignement. </P>
<P>Antérieurement, Jean-Pierre Obin avait occupé les fonctions de conseiller technique au cabinet de <STRONG>Robert Chapuis</STRONG>, alors secrétaire d'Etat chargé de l'enseignement technique dans le gouvernement de Michel Rocard. Auparavant, Chapuis avait été vice-président du syndicat d'étudiants UNEF, très marqué à gauche, secrétaire national du Parti socialiste unifié (PSU), vice président socialiste du conseil général de l'Ardèche et député socialiste de l'Ardèche.</P>
<P>C'est&nbsp;donc à l'ancien chef de cabinet de cet&nbsp;homme politique venu de la gauche du PS,&nbsp;que Xavier Darcos a confié le soin d'évaluer le bien-fondé de sa réforme ! Il y a de quoi se demander si le ministre de l'Education n'est pas masochiste. </P>
<P>On ne s'étonnera pas, dès lors,&nbsp;que les deux rapporteurs s'affirment favorables au maintien d'un <EM>« droit d'affectation dans l'établissement le plus proche du domicile » </EM>familial, et souhaitent que le nouveau système mis en place (autrement dit les demandes de dérogation émanant des familles) ne soit pas régulé par les chefs d'établissement ou les parents, mais par l'Etat  ce qui aurait pour principal effet de vider la réforme de sa substance</P>
<P>A en croire <EM>Le Monde</EM>, <EM>« Ces pistes trouveraient un écho plutôt favorable au ministère de l'éducation nationale »</EM>. Nous voilà prévenus. Mais les membres de SOS Education avertissent en retour Xavier Darcos qu'ils n'accepteront pas une réforme en trompe-l'il et qu'ils attendent pour 2010 la complète suppression de la carte scolaire, conformément aux engagements pris par Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle.</P>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.soseducation.com/rw_rubrique_505_la-fcpe-et-deux-syndicats-de-l-education-nationale-veulent-marxiser-les-programmes-d-instruction-civique.php">
  <title>La FCPE et deux syndicats de l'Education nationale veulent marxiser les programmes d'instruction civique</title>
  <link>http://www.soseducation.com/rw_rubrique_505_la-fcpe-et-deux-syndicats-de-l-education-nationale-veulent-marxiser-les-programmes-d-instruction-civique.php</link>
  <dc:date>2008-06-09T00:00:00+02:00</dc:date>
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  <dc:subject>Les pédagogies</dc:subject>
  <description>Six&amp;nbsp;petits groupes&amp;nbsp;et syndicats fanatiques protestent contre les programmes d'instruction civique à l'usage des classes de 3ème, trop « xénophobes » à leur goût. SOS Education dénonce une manuvre absurde et...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <P><STRONG>Six&nbsp;petits groupes&nbsp;et syndicats fanatiques protestent contre les programmes d'instruction civique à l'usage des classes de 3ème, trop « xénophobes » à leur goût. SOS Education dénonce une manuvre absurde et déplacée, qui vise une fois de plus à faire de l'école le terrain de luttes idéologiques qui n'ont rien à y faire.</STRONG></P>
<P>Un obscur&nbsp;"Groupe d'information et de soutien des immigrés" (Gisti), la Ligue des Droits de l'Homme, le Réseau éducation sans frontières (RESF), la Fédération des Conseils de Parents d'Elèves (FCPE) et les syndicats de l'Education Ferc-CGT et Snes-FSU,&nbsp;attaquent un passage du nouveau programme consacré à la nationalité et à la citoyenneté exposant que&nbsp;<EM>« La diversité de la population sur le territoire national est prise en compte en faisant apparaître (): la nature des droits civils, économiques et sociaux accordés à tous les habitants régulièrement installés sur le territoire national</EM> ».</P>
<P><EM>"</EM>Xénophobie", diagnostiquent ces&nbsp;militants dans un communiqué collectif.&nbsp;&nbsp;Pour eux, il y a du racisme dans le fait que les programmes ne précisent pas que les immigrés clandestins&nbsp;ont les "mêmes droits" aux allocations et à la sécurité sociale que les étrangers habitant régulièrement en France, et que les citoyens français eux-mêmes.</P>
<P>Ils exigent qu'on enseigne aux collégiens pendant les cours d'instruction civique que toute personne qui parvient à franchir illégalement la frontière obtient automatiquement les mêmes "droits" que les autres.&nbsp;Tout autre discours est accusé de "racisme".</P>
<P>Les six organisations entendent dénoncer <EM>« fermement toute tentative de transformer l'éducation civique en prosélytisme en faveur d'une vision réductrice de l'immigration et des droits de l'Homme »</EM>, communiquent-elles encore.</P>
<P>Les membres de SOS Education, rappelant que les programmes scolaires ne doivent pas servir la cause de militants politiques, expriment à Xavier Darcos leur soutien face aux prétentions exorbitantes de ces organisations subversives, qui ne connaissent ni mesure, ni raison.</P>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.soseducation.com/rw_rubrique_507_scandale-a-montelimar-des-bulletins-scolaires-ont-ete-utilises-comme-tracts-syndicaux.php">
  <title>Scandale à Montélimar : des bulletins scolaires ont été utilisés comme tracts syndicaux !</title>
  <link>http://www.soseducation.com/rw_rubrique_507_scandale-a-montelimar-des-bulletins-scolaires-ont-ete-utilises-comme-tracts-syndicaux.php</link>
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  <dc:subject>Les syndicats</dc:subject>
  <description>Les bulletins scolaires ne sont pas des tracts politiques, ni syndicaux. A Montélimar, une quinzaine d'enseignants du collège professionnel Les Catalins se sont pourtant servis de ces documents pour émettre auprès des...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <P>Les bulletins scolaires ne sont pas des tracts politiques, ni syndicaux. A Montélimar, une quinzaine d'enseignants du collège professionnel Les Catalins se sont pourtant servis de ces documents pour émettre auprès des parents d'élèves de la propagande syndicale hostile aux réformes engagées par Xavier Darcos.</P>
<P>C'est un parent d'élève membre de la Peep qui a saisi de l'affaire le rectorat et obtenu que les bulletins soient refaits. L'Académie étant intervenue, les enseignants militants ont bien voulu renoncer à leur action après avoir été reçus par le proviseur de l'établissement.</P>
<P>Au rectorat de Grenoble, on estime l'affaire « réglée », en faisant valoir que la plupart des bulletins assortis de&nbsp;slogans politiques&nbsp;n'ont pas été envoyés aux parents  à l'exception de quelques-uns. Ces quelques-uns sont de trop. </P>
<P>En outre, cette façon de se servir des élèves comme supports de propagande politique, en dit long sur la conception que les professeurs concernés se font de leur mission. Il est permis de se demander si, en préparant le conseil de classe de fin d'année, ils pensaient davantage aux élèves dont ils devaient apprécier le travail, ou à leurs petites revendications égoïstes.</P>
<P>Pour SOS Education, l'affaire n'est donc nullement « réglée ». cette exploitation sans scrupule de documents qui sont, comme l'a souligné le secrétaire général de l'académie,&nbsp;« des outils de suivi pour les élèves », constitue une faute grave et appelle des sanctions.</P>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.soseducation.com/rw_rubrique_502_le-busing-une-experience-qui-a-deja-fait-la-preuve-de-sa-nocivite.php">
  <title>Le &quot;busing&quot; : une expérience qui a déjà fait la preuve de sa nocivité</title>
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  <dc:date>2008-05-24T00:00:00+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
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  <dc:subject>Education : faits et chiffres</dc:subject>
  <description>Lorsqu'une idée a fait la preuve de sa nocivité, il est urgent de s'en emparer. Telle est la conclusion que Nicolas Sarkozy&amp;nbsp;semble avoir&amp;nbsp;tirée du « busing », une expérience catastrophique menée aux Etats-Unis...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <P><STRONG>Lorsqu'une idée a fait la preuve de sa nocivité, il est urgent de s'en emparer. Telle est la conclusion que Nicolas Sarkozy&nbsp;semble avoir&nbsp;tirée du « busing », une expérience catastrophique menée aux Etats-Unis pendant 25 ans et que les Américains ont fini par abandonner à la fin des années 90.</STRONG></P>
<P>En annonçant, le 8 février dernier, la mise en place de ce système dans le cadre du plan « Espoir banlieue »&nbsp;de <STRONG>Fadela Amara</STRONG>, secrétaire d'Etat en charge de la Politique de la Ville, <STRONG>Nicolas Sarkozy</STRONG> le décrivait comme un <EM>« déplacement de classes de cours moyen dans les communes où est observée une absence de mixité sociale dans une ou plusieurs de leurs écoles. »</EM></P>
<P>Décrypté,&nbsp;il s'agit de scolariser des écoliers des quartiers difficiles dans les écoles des centre-villes, afin de favoriser la « mixité sociale ». Le mot « busing » lui-même vient des bus affrétés par la puissance publique pour conduire les élèves de ces quartiers sensibles jusqu'à leur nouvelle école, souvent éloignée de leur domicile.</P>
<P>Le ministre de l'Education nationale, <STRONG>Xavier Darcos</STRONG>, vient, conjointement avec Fadela Amara, d'adresser une note aux inspecteurs d'Académie directeurs des services départementaux de l'Education nationale, aux recteurs d'Académie, ainsi qu'aux préfets de département et de région, pour mettre en oeuvre ce projet pavé de bonnes intentions, qui sera <EM>« expérimenté »</EM> pour trois ans, à partir de la rentrée prochaine, dans une cinquantaine d'écoles <EM>« relevant des territoires de la politique de la Ville »</EM>. La liste des sites ainsi sacrifiés sera publiée le 16 juin.</P>
<P>Si nous parlons de sites sacrifiés, c'est que le résultat désastreux de l'expérience ne fait aucun doute. On ne voit pas pour quelle raison, en effet, il diffèrerait de celui que la même politique a produit aux Etats-Unis, où elle fut introduite en 1973 sous prétexte de lutter contre la ségrégation raciale, comme le rappelait la dernière livraison de la Lettre de SOS-Education.</P>
<P>Outre-Atlantique, le busing a généré :</P>
<P>-&nbsp;des dépenses élevées, notamment pour affréter les navettes nécessaires entre les domiciles et les écoles : 200 millions de dollars en 10 ans à San Francisco, par exemple, et&nbsp;30 millions par an à Boston ;</P>
<P>-&nbsp;la création de nouveaux quartiers sinistrés, consécutive au départ massif des familles ayant des enfants en âge d'être scolarisés et habitant les quartiers de centre-ville concernés par&nbsp;la mesure&nbsp;;</P>
<P>-&nbsp;l'appauvrissement sensible des collectivités locales frappées par cet exode des familles aisées ;</P>
<P>-&nbsp;le mécontentement de l'ensemble des populations touchées par le busing, à commencer par celles habitant les zones sensibles, dont les enfants perdent un temps considérable dans les transports, doivent généralement interrompre leurs activités extra-scolaires et sont séparés de leurs frères et surs affectés dans d'autres écoles ;</P>
<P>-&nbsp;la dislocation des liens entre les enseignants et les parents d'élèves, en raison de l'éloignement géographique des écoles, ainsi que des liens entre les parents d'élèves, qui ne se connaissent plus entre eux, n'ayant plus l'occasion de se fréquenter à la sortie des classes.</P>
<P>Au lieu de reproduire une expérience américaine ratée, la Lettre de SOS-Education proposait de plutôt s'inspirer d'un modèle qui a fait ses preuves, celui des « No excuses schools », qui, au lieu de chercher des excuses « sociales » aux élèves d'origine modeste pour leur donner un enseignement au rabais, leur donnent le même enseignement rigoureux et exigeant que dans n'importe quelle école, afin de les pousser à donner le meilleur d'eux-mêmes et de leur donner une vraie chance de sortir de leur condition.</P>
<P>On sait qu'électoralement, l'exigence est, à court terme, moins rentable que le "gadget". Mais il n'est pas tolérable que des générations d'élèves continuent à être sacrifiées aux intérêts des politiciens.</P>
<P>Monsieur le ministre, vous ne redresserez le niveau des écoliers français, riches ou pauvres, qu'avec du bon sens, des méthodes d'enseignement efficace, et du courage !</P>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.soseducation.com/rw_rubrique_499_la-greve-du-15-mai-a-echoue.php">
  <title>La grève du 15 mai a échoué</title>
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  <dc:date>2008-05-16T00:00:00+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
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  <dc:subject>Vu à l'étranger</dc:subject>
  <description>La majorité des grands médias se félicite à sons de trompe du succès qu'aurait prétendument connu le mouvement de protestation du 15 mai au sein de l'Education nationale. Les chiffres montrent qu'il a au contraire...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <P><STRONG>La majorité des grands médias se félicite à sons de trompe du succès qu'aurait prétendument connu le mouvement de protestation du 15 mai au sein de l'Education nationale. Les chiffres montrent qu'il a au contraire essuyé un échec.</STRONG></P>
<P>&nbsp;La manifestation nationale organisée à Paris n'a pas rassemblé plus de 18 000 personnes selon la préfecture de police, dont les chiffres sont généralement fiables. Encore ce cortège ne réunissait-il pas seulement les lycéens en goguette et les enseignants en grève, mais&nbsp;surtout des fonctionnaires n'ayant rien à voir avec l'Education nationale.&nbsp;Pour mémoire, on recense en France 884 000 enseignants (dont 739 000 dans le&nbsp;public) et près de 5,5 millions de collégiens et lycéens (filières générales et&nbsp;professionnelles confondues). Moins de&nbsp;2 % d'entre eux participaient au défilé.</P>
<P>&nbsp;Selon le ministère, le pourcentage d'enseignants grévistes a atteint en moyenne 46,16 % pour les professeurs des écoles et 33,55 % pour les enseignants des collèges et lycées :&nbsp;<EM>« près d'un instit sur deux étaient (sic !) en grève, un tiers des profs des collèges et lycées »</EM>, triomphe dans un français approximatif le quotidien <EM>Le Parisien</EM>, qui parle d' <EM>« un mouvement de grève particulièrement suivi dans l'Education nationale »</EM>.&nbsp;Inversons le rapport : plus d'un instituteur sur deux et près des deux tiers des enseignants des collèges et lycées n'ont pas jugé nécessaire de suivre le mouvement. On peut en conclure que la majorité du corps enseignant s'accommode du projet de réforme de Xavier Darcos.</P>
<P>Les réactions de certains médias qui jugent nécessaire de travestir la réalité, soulignent l'enjeu de la bataille qui se livre. En prétendant notamment réformer les programmes, Xavier Darcos porte atteinte à l'idéologie égalitariste dominant à la fois au sein de l'Education nationale et de la petite classe médiatique.</P>
<P>Un article publié dans <EM>le Monde</EM> le 14 mai, veille de la journée de débrayage, est particulièrement révélateur de cette collusion idéologique. Revenant sur le faible taux de grévistes enregistré parmi les enseignants lors de la précédente « journée d'action », les journalistes Luc Cédelle et Catherine Rollot tentent de l'expliquer en reprenant à leur compte les arguments des syndicats.</P>
<P>Selon eux, certains enseignants&nbsp;seraient favorables au mouvement sans y participer formellement : <EM>« Dans le secondaire, écrivent-ils, les professeurs qui ne sont pas de service le jour de la grève évitent, sauf zèle militant, de perdre une journée de salaire. »</EM> L'argument ne tenant pas pour le primaire, où les instituteurs travaillent tous les jours, d'autres raisons sont avancées : <EM>« Même le plus militant des syndiqués ne fera pas grève s'il accompagne une classe de neige. ».</EM> Soit, mais n'est-ce pas un peu tiré par les cheveux ?</P>
<P>La mauvaise foi médiatique ne parvient pas à masquer l'échec global des syndicats opposés aux réformes de Xavier Darcos. Le ministre est en passe de gagner le bras de fer parce qu'il a jusqu'à présent tenu bon, avec notre soutien. Il&nbsp;doit continuer.</P>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.soseducation.com/rw_rubrique_500_en-elisant-nicolas-sarkozy-les-francais-ont-deja-dit-oui-au-service-minimum.php">
  <title>En élisant Nicolas Sarkozy, les Français ont déjà dit oui au service minimum !</title>
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  <dc:date>2008-05-16T00:00:00+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
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  <dc:subject>Education : faits et chiffres</dc:subject>
  <description>Voilà un an, une majorité de Français portait Nicolas Sarkozy à la présidence de la République sur un programme qui mentionnait explicitement l'instauration d'un service minimum en cas de grève des services publics. Qui...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <P>Voilà un an, une majorité de Français portait Nicolas Sarkozy à la présidence de la République sur un programme qui mentionnait explicitement l'instauration d'un service minimum en cas de grève des services publics. Qui peut s'offusquer qu'il tienne aujourd'hui l'une des promesses clé de son élection ?</P>
<P>Les parents n'ont pas changé d'idée, au contraire : tous les sondages montrent qu'ils sont très majoritairement favorables au service minimum d'accueil mis en place par Xavier Darcos pour les délivrer du souci de faire garder leurs enfants les jours de grève.</P>
<P>En s'y opposant, les partis politiques, les syndicats et la fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) révèlent leur conception de la grève, qui n'exprime pas seulement la protestation d'une profession défendant ses intérêts catégoriels, mais doit perturber profondément la vie quotidienne de l'ensemble des citoyens, otages des grévistes, pour arriver à ses fins. Si ce résultat n'est pas atteint et si les Français de base&nbsp;ne souffrent pas, l'effet est manqué !</P>
<P>Pour éviter de se démasquer aussi clairement, les patrons des&nbsp;syndicats se retranchent derrière le droit de grève que la Constitution reconnaît aux fonctionnaires. Mais la continuité du service public a elle aussi été érigée en principe constitutionnel. Par ailleurs, le service minimum d'accueil ne porte pas atteinte au droit de grève, puisque les enseignants grévistes interrompent leur mission qui ne consiste pas à garder les élèves, mais à leur faire cours !</P>
<P>Si le président de la République souhaite imposer le service minimum aux syndicats de l'Education nationale, il doit s'appuyer sur l'ensemble des Français favorables à sa mesure. Quitte, si nécessaire, à organiser un référendum pour opposer, à la voix de la rue, celle de la démocratie.</P>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.soseducation.com/rw_rubrique_498_dispositif-de-reussite-scolaire-au-lieu-d-embaucher-des-assistants-d-education-utilisons-les-professeurs-inemployes.php">
  <title>Dispositif de réussite scolaire : au lieu d'embaucher des assistants d'éducation, utilisons les professeurs inemployés !</title>
  <link>http://www.soseducation.com/rw_rubrique_498_dispositif-de-reussite-scolaire-au-lieu-d-embaucher-des-assistants-d-education-utilisons-les-professeurs-inemployes.php</link>
  <dc:date>2008-05-14T00:00:00+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
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  <dc:subject>Les pédagogies</dc:subject>
  <description>Le mouvement de protestation contre les réformes de Xavier Darcos est-il en train de tourner court ? Pour permettre aux militants lycéens de s'en retirer sans perdre la face, Xavier Darcos a promis d'engager 1 500...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <P><STRONG>Le mouvement de protestation contre les réformes de Xavier Darcos est-il en train de tourner court ? Pour permettre aux militants lycéens de s'en retirer sans perdre la face, Xavier Darcos a promis d'engager 1 500 assistants d'éducation, dans le cadre d'un nouveau dispositif de réussite scolaire. Alors que selon la Cour des comptes, plus de 30 000 professeurs restent inemployés !</STRONG></P>
<P>La nostalgie, camarades ? « Commémoration » de mai 68 oblige, les syndicats de l'Education nationale ont choisi la date du 15 mai 2008 pour appeler à la grève et à la manifestation contre les réformes engagées par Xavier Darcos. Rebond ou dernier baroud ? Engagé depuis le mois de mars, le bras de fer avec le ministre de l'Education nationale n'a pas, jusqu'à présent, rencontré le succès escompté par les syndicats.</P>
<P>Concernant les nouveaux programmes du primaire, les sondages montrent que Xavier Darcos bénéficie du soutien d'une très large majorité (80 %) des parents d'élèves. Quant à la réforme de l'enseignement secondaire, la protestation contre les suppressions de postes d'enseignants reste limitée, de nombreux collèges et lycées n'ayant pas été touchés par le mouvement de grève.</P>
<P>En dépit des relais médiatiques dont ils ont bénéficié, les syndicats d'enseignants et les petits groupes d'élèves politisés qui sont à l'origine de la contestation essuient donc, pour l'instant, un échec. Eux-mêmes en sont si conscients que les militants de la Fidl, organisation lycéenne manoeuvrée par le parti socialiste, ont fait savoir qu'ils mettraient fin à leur « mobilisation » après la manifestation du 15 mai.</P>
<P>Le ministre leur avait, il est vrai, ménagé une sortie honorable en promettant d'installer dans 200 établissements réputés difficiles un « dispositif de réussite scolaire », dont l'utilité paraît d'ailleurs discutable. A cette fin, il prévoit de recruter 1 500 assistants d'éducation. Le risque est fort de voir ce nouveau personnel exiger à terme d'être titularisé au sein de l'éducation nationale. Ce sont les contribuables qui paieraient alors la sortie honorable ménagée par Xavier Darcos aux militants lycéens.&nbsp;</P>
<P>On peut se demander si ces nouvelles embauches sont nécessaires, alors que de nombreux professeurs sont payés sans exercer la moindre activité pédagogique : rappelons qu'en équivalent plein temps, on recense notamment 1 900 enseignants en surnombre disciplinaire (trop nombreux pour le nombre d'élèves concernés par leur discipline) ; 13 500 bénéficiaires de décharges (dont, officiellement, 1 400 décharges syndicales) ; et 9 500 remplaçants inoccupés.</P>
<P>Tous ces professeurs inemployés ne seraient-ils pas capables de dispenser un « soutien scolaire » aux élèves en difficulté, aussi bien  voire beaucoup mieux  que des « assistants d'éducation » ? C'est à eux que le ministre doit faire appel en priorité, pour les associer à son dispositif de réussite scolaire.</P>]]></content:encoded>
</item>
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