|
Après la panique, c’est la colère qui l’emporte chez Nathan et Bordas, déboutés par la justice de toutes les actions que ces éditeurs avaient intentées contre SOS Education, après la pétition lancée en novembre 2005 par notre association pour le retrait immédiat des cinq pires livres de classe.
C’est d’abord la panique qui s’est emparée des directeurs de ces maisons d’édition, noyés sous les milliers de cartes de protestation envoyés par les membres de SOS Education, comme ils l’ont eux-mêmes raconté lors du procès en diffamation. De leur propre aveu, chez les autres éditeurs comme au ministère de l’Education nationale, on ne leur parlait plus que de ça…
La colère a suivi, lorsqu’ils ont compris qu’aucune des accusations qu’ils portaient contre notre association – diffamation, faux et usage de faux, discrimination à l’entrave à l’exercice normal d’une activité économique – n’avait de chance d’aboutir.
Cet échec leur paraît d’autant plus insupportable que Bordas et Nathan sont, comme le rappelle leur avocat, « des maisons centenaires », bénéficiant dans les rouages de l’Education nationale de relais solides. Sûrs d'eux comme le lion de la fable, ils s’attendaient donc à pouvoir écraser SOS Education comme un moucheron importun.
Malheureusement pour eux, SOS Education, fort du soutien de ses 65 000 membres, n'a rien d'un moucheron et ne s'est pas laissé écraser. Au contraire, le 22 janvier dernier, la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris a jugé en première instance qu’il n’y avait pas diffamation. Et le 15 avril, le juge d’instruction Muriel Josie, qui n’avait témoigné aucune forme de sympathie à l’égard des responsables de SOS Education, Isabelle Hannart et Jean Heaulme, au cours de l’instruction, a pourtant dû rendre un non-lieu concernant les accusations de faux et usage de faux, et de discrimination à l’entrave de l’exercice normal d’une activité économique.
On conçoit la fureur des éditeurs. Ils ont donc décidé de faire appel de ces décisions de justice, apparemment sans beaucoup croire à leurs chances de réussite, puisque leur avocat annonce déjà leur intention de se pourvoir en cassation !
Grâce au soutien actif de ses milliers d’amis, SOS Education a triomphé des maisons d'édition établies. Merci encore à tous nos membres !
|
12 / 08 / 2008
LA FCPE, une Fédération de « parents d’élèves » qui s’occupe de tout… sauf des parents d’élèves !
04 / 07 / 2008
La réforme du lycée s'annonce catastrophique
01 / 07 / 2008
Affaire de la gifle : le pourrissement de l'Education nationale de plus en plus visible
23 / 06 / 2008
Les sénateurs en retard de quarante ans
04 / 06 / 2008
Réformes du lycée et de la formation des enseignants : la vigilance s’impose !
26 / 05 / 2008
Entre les murs : Palme d'or ou Palme de la démagogie ?
20 / 05 / 2008
Les ordinateurs n'ont pas leur place dans les écoles primaires
30 / 04 / 2008
Nouveaux programmes du primaire : le ministre ne doit pas reculer devant les syndicats !
03 / 04 / 2008
Suppression de postes à l'Education nationale : une chance pour les élèves comme pour les professeurs
|