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L’Institut français pour la recherche sur les administrations publiques, institut indépendant, étudie le système des « chèques-éducation ».
Comment ce système marche-t-il ? L’argent (public ou privé) consacré à l’école ne passe plus par l’Education nationale mais est accordé directement aux familles sous forme de chèque. Les parents donnent directement ce chèque à l’école qu’ils ont choisi pour leurs enfants. Ils ne sont plus assignés à aucune école en particulier comme c’est le cas aujourd’hui en France avec la carte scolaire, mais choisissent celle de leur choix.
Dans ce système, l’école n’est plus un monopole de l’Etat et l’équipe éducative doit gagner en performance pour attirer les familles.
C’est aux Etats-Unis que le système du « voucher » (traduction anglaise du « chèque-éducation ») s’est développé. Six états l’ont totalement adopté, et 39 ont mis en place des fondations privées qui accordent des bourses aux élèves scolarisés, au choix, dans le privé ou dans le public. Selon l’IFRAP, « ce système a largement profité aux écoliers américains, et surtout aux plus pauvres d’entre eux. En Floride, sur 1 000 vouchers, 61% sont accordés aux enfants noirs et 30% aux enfants d’origine hispanique. Et ceux qui ont pu être scolarisés dans l’école de leur choix ont obtenu des résultats trois fois meilleurs que les autres et les écoles qui participent au système sont d’une qualité nettement meilleure, justement grâce à l’incitation compétitive engendrée ».
En Europe aussi, le système s’est développé : 76% des enfants choisissent une école privée grâce aux chèques-éducation aux Pays-Bas, en Suède et au Danemark, c’est un phénomène de masse, en Finlande, en Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Hongrie et République tchèque, les vouchers sont très répandus et toutes les études montrent qu’ils ont contribué à l’amélioration des résultats des enfants de familles pauvres.
Article disponible sur http://www.ifrap.org/0-ouvrirlesite/cheques-education-tabous.htm
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