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Le 13 Juin 2006

Suite à la campagne de SOS Education sur les livres de classe... Nathan et Bordas nous attaquent en justice !

 
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Ces éditeurs ont porté plainte auprès du Doyen des juges d'instruction de Paris. Ils ont déjà obtenu que le Procureur de la République engage des poursuites. Et maintenant, Isabelle Hannart, la secrétaire générale de SOS Education, est convoquée par la Brigade de Répression de la Délinquance.

Tout ça parce qu'elle a écrit une lettre d'analyses et de critiques contenant des extraits de certains livres de classe !

Bien entendu, elle ne se laissera pas faire et se battra jusqu'au bout pour faire échouer cette attaque.

Les éditeurs savent que pour nous, association indépendante, avoir recours à des avocats et payer les honoraires est problématique. Ils cherchent donc à nous couler.

Ceux qui ont participé à la campagne contre les cinq pires livres de classe se souviennent sans doute des exemples qui étaient cités dans cette lettre qui a tant déplu aux grands éditeurs (lire la lettre) :

" Si tu ne connais pas beaucoup de gros mots, demande à tes parents, ils en savent plus que toi ! "

" Apprends à détourner un proverbe (...) : Il faut battre le fer tant qu'il est chaud : Il faut battre sa mère tant qu'elle est jeune. " (Les Sorcières sont N.R.V., éditions L'Ecole des Loisirs).

Lis rapidement ce texte puis essaie de découvrir ce qu'elle demande :

Oh la la que j’ai miaf ! Donnez-moi vite un gros suocsuoc, ou bien une assiette de setirf avec une belle essicuas. Comme nossiob, un grand talocohc au tial me fera le plus grand bien. Et comme dessert, une ecalg au lemarac ! je vais me relagér ! (Le Nouvel Atelier de Français, CE1, éditions Bordas)

Sans parler de certains textes d'une vulgarité telle que nous ne voulons pas vous imposer de les lire une nouvelle fois.

Eh bien, au lieu de reconnaître les faits aberrants et les pires grossièretés, ces messieurs les éditeurs dégainent l'arme juridique pour nous empêcher de protester !!!

C'est une atteinte odieuse à notre liberté de nous exprimer et de défendre nos enfants.

Des parlementaires ont relayé nos préoccupations à l'Assemblée nationale et au Sénat. Le député Jean-Marc Roubaud et le sénateur Marie-Thérèse Hermange ont poussé le ministre dans ses derniers retranchements, en l'obligeant à répondre à des questions orales sur le sujet devant l'hémicycle et tout le gouvernement. (Lire la réponse du ministre à l'Assemblée nationale et Lire la réponse du ministre au Sénat).

Notez que l'attaque des éditeurs est le signe que nous avons visé juste.

Les dizaines de milliers de cartes postales que les membres de SOS Education ont envoyées à ces éditeurs scolaires les ont secoués. Ils ont compris que la révolte des parents et des professeurs gronde.



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