SOS Education.com
Qui sommes-nous ?
Adhérez
Les pédagogies
Le 29 Mai 2007

Carte scolaire : le débat de clowns

 
Nous contacter
Espace média
S'inscrire à la newsletter
Rechercher
Faire connaitre ce site à un ami

Si les parents fuient un établissement, ce n’est pas à cause d’un excès ou d’un manque de mixité sociale : c’est à cause du niveau et/ou de la violence.

Tripoter la carte scolaire, dans le but de créer plus de "mixité sociale", ne changera rien à l'avenir de l'ensemble de nos enfants.

Si un établissement est en proie à la violence, il faut mettre à sa tête un directeur ferme, qui instaure une discipline stricte, remettre dans le droit chemin les perturbateurs, et mettre dehors les trublions qui refusent de se plier aux règles.

Si c'est un problème de niveau des élèves, il faut revoir les méthodes d'enseignement, en commençant par :

- réhabiliter les méthodes classiques fondées sur le transmission du savoir et la répétition (exercices d’écriture, copie, conjugaison, grammaire, dictées, tables de multiplication, calcul mental, apprentissage par cœur de poèmes, des grandes dates d’histoire, des principales notions de géographie) ;

- créer un examen à la fin de chaque classe charnière (CP, CE2, CM2, 5e, 3e), pour surveiller au plus près la progression de chacun ; 

- former des classes de niveau, pour que les professeurs puissent adapter leur cours au niveau de leurs élèves ;

- réhabiliter l’enseignement des disciplines manuelles et techniques, pour les élèves qui ne suivent pas l'enseignement purement intellectuel ;

- responsabiliser les professeurs, en récompensant ceux qui ont de bons résultats et en orientant les incompétents vers d'autres métiers.

Une fois que nos dirigeants auront réglé le problème de l’enseignement, et que les écoles fonctionneront correctement, ils pourront imposer des réformes pour améliorer encore le système scolaire en augmentant la mixité sociale.

Mais commencer par se fixer comme objectif d'augmenter la mixité sociale en supposant que cela améliorera mécaniquement le niveau des élèves est idiot, nul et non avenu, surtout si la réforme n'est accompagnée d'aucune mesure visant à renforcer la discipline ou améliorer les programmes et les méthodes.

Un constat aussi simple, évident, pour n’importe quel Français « d’en-bas » semble inaccessible à Xavier Darcos, le nouveau ministre de l’Education, et tous les dirigeants des grands syndicats d’enseignants, responsables de la crise de l’Education nationale.

Ils font les clowns avec leur réforme de la carte scolaire, et se disputent comme des enfants sur la manière dont on peut la changer pour assurer plus de mixité sociale. Manifestement, c'est le sujet qui absorbe toute leur énergie.

Mais quand se rendront-ils compte que, si la "mixité sociale" n'a jamais empêché aucun parent de dormir la nuit, les problèmes de niveau et de violence à l'école sont en revanche au coeur de leurs angoisses ?



Envoyer cette brève à un ami


 
Autres brèves de la rubrique
12 / 03 / 2010
« Des retraités, des étudiants… », pour remplacer les professeurs ?

18 / 02 / 2010
Dernier communiqué de presse

04 / 02 / 2010
SOS Éducation sur BFM TV

22 / 01 / 2010
PÉTITION : pour qu'enseigner, redevienne un plaisir...

14 / 01 / 2010
Action contre la violence à l'école

07 / 01 / 2010
Les enseignants sont mal à l’aise

13 / 10 / 2009
PÉTITION : Appel à tous les professeurs : payer les élèves pour qu'ils viennent en cours... NON !

25 / 09 / 2009
Monsieur le ministre de l'Éducation nationale, les solutions à la violence scolaire existent !

15 / 09 / 2009
Pour ou contre l'uniforme à l'école

09 / 09 / 2009
Le mauvais bilan de la semaine de quatre jours

Toutes les brèves...