|
Si les parents fuient un établissement, ce n’est pas à cause d’un excès ou d’un manque de mixité sociale : c’est à cause du niveau et/ou de la violence.
Tripoter la carte scolaire, dans le but de créer plus de "mixité sociale", ne changera rien à l'avenir de l'ensemble de nos enfants.
Si un établissement est en proie à la violence, il faut mettre à sa tête un directeur ferme, qui instaure une discipline stricte, remettre dans le droit chemin les perturbateurs, et mettre dehors les trublions qui refusent de se plier aux règles.
Si c'est un problème de niveau des élèves, il faut revoir les méthodes d'enseignement, en commençant par :
- réhabiliter les méthodes classiques fondées sur le transmission du savoir et la répétition (exercices d’écriture, copie, conjugaison, grammaire, dictées, tables de multiplication, calcul mental, apprentissage par cœur de poèmes, des grandes dates d’histoire, des principales notions de géographie) ;
- créer un examen à la fin de chaque classe charnière (CP, CE2, CM2, 5e, 3e), pour surveiller au plus près la progression de chacun ;
- former des classes de niveau, pour que les professeurs puissent adapter leur cours au niveau de leurs élèves ;
- réhabiliter l’enseignement des disciplines manuelles et techniques, pour les élèves qui ne suivent pas l'enseignement purement intellectuel ;
- responsabiliser les professeurs, en récompensant ceux qui ont de bons résultats et en orientant les incompétents vers d'autres métiers.
Une fois que nos dirigeants auront réglé le problème de l’enseignement, et que les écoles fonctionneront correctement, ils pourront imposer des réformes pour améliorer encore le système scolaire en augmentant la mixité sociale.
Mais commencer par se fixer comme objectif d'augmenter la mixité sociale en supposant que cela améliorera mécaniquement le niveau des élèves est idiot, nul et non avenu, surtout si la réforme n'est accompagnée d'aucune mesure visant à renforcer la discipline ou améliorer les programmes et les méthodes.
Un constat aussi simple, évident, pour n’importe quel Français « d’en-bas » semble inaccessible à Xavier Darcos, le nouveau ministre de l’Education, et tous les dirigeants des grands syndicats d’enseignants, responsables de la crise de l’Education nationale.
Ils font les clowns avec leur réforme de la carte scolaire, et se disputent comme des enfants sur la manière dont on peut la changer pour assurer plus de mixité sociale. Manifestement, c'est le sujet qui absorbe toute leur énergie.
Mais quand se rendront-ils compte que, si la "mixité sociale" n'a jamais empêché aucun parent de dormir la nuit, les problèmes de niveau et de violence à l'école sont en revanche au coeur de leurs angoisses ?
|