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Le 30 Aout 2007

Un rapport accablant pour l'école primaire bientôt enterré ?

 
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La préoccupation principale de la majorité des syndicats n'est pas le bon fonctionnement de l'école, mais la sauvegarde de leurs propres intérêts, même si ceux-ci vont à l'encontre de ceux des élèves et des professeurs. Ils nous en donnent une nouvelle fois la preuve.

Alors qu'un des huit membres du Haut conseil de l'éducation (HCE), Christian Forestier, affirme sur Europe 1 que les chiffres de l'échec scolaire (300 000 élèves sortent du primaire avec de graves lacunes) contenus dans le rapport du Haut conseil « sont connus par les spécialistes de l'Education nationale depuis une dizaine d'années [mais pas des] décideurs politiques et du grand public », les syndicats font obstruction à l'évidence.

La FCPE, association de « parents d'élèves » essentiellement composés d'enseignants syndicalistes, se dit « réservée sur le haut niveau d'échec avancé par le HCE ».

Le SNUIPP-FSU, premier syndicat d'instituteurs, affirme purement et simplement que le HCE « noircit le tableau ».

Le SE-Unsa, second syndicat d'instituteurs, se réfugie derrière le fait que « les éléments chiffrés et leurs sources manquent souvent à l'appui des affirmations, tandis que certaines (sic)reposent sur des statistiques datant de près de dix ans ».

Du côté du ministère de l'Education, on peut craindre que les expériences passées ne servent à rien : Xavier Darcos semble croire qu'il peut calmer les syndicats en adoptant quasiment leur discours. Qu'on en juge : « Le HCE porte un jugement sur une période un peu loin de nous, son rapport porte sur la période d'avant 2004.[...]C'est vrai que [le Haut Conseil de l'éducation]semble dire que notre système primaire ne donne pas complètement satisfaction », a-t-il déclaré sur LCI. Quel euphémisme quand on sait que le rapport appelle à réagir de toute urgence avant qu'il ne soit trop tard !

Ainsi voit-on se dessiner tranquillement la mise à l'écart d'un rapport constatant l'état catastrophique d'une institution à la dérive, et cela parcequ'un ministre cherche à se concilier les bonnes grâces de syndicats sûrs de leur puissance.

Voilà pourquoi les membres de SOS Education doivent poursuivre leur action en faveur de la défense de l'école primaire, base des savoirs fondamentaux.

Lire aussi, la Chronique d'Isabelle Hannart : "Il faut un plan Marshall pour nos écoles primaires"



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