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SOS Education prend note des menaces lancées par un groupe de syndicats de l'Education nationale et d'associations pédagogistes pour obtenir plus de moyens de la part du gouvernement.
SOS Education dénonce toutes les prétentions de ce groupe de syndicats et d'associations à être représentatif de la volonté d'une proportion significative de citoyens. En effet, la plupart des adhérents à ces groupes le font par pur intérêt personnel (information, promotion, mutation pour les syndicats ; bourse aux livres et assurances scolaires pour les fédérations de parents d'élèves). En aucun cas il n'est permis à la direction de ces groupes de prétendre que leurs adhérents, s'il y en a, partagent effectivement leurs prises de positions sur les problèmes éducatifs.
Rappellons que la constante progression du budget de l'Education nationale depuis quarante ans n'a pas permis une augmentation proportionnelle du niveau des élèves, bien au contraire.
En effet, l'afflux de moyens s'est fait sans que les bénéficiaires ne s'engagent à une quelconque contrepartie concrète ou chiffrée en terme de résultats des élèves.
L'augmentation des moyens de l'Education nationale a surtout renforcé le pouvoir des syndicats enseignants et de leurs associations satellites, qui nuisent profondément à nos enfants :
- par leur influence sur les méthodes et les programmes scolaires, qu'ils ont profondément et durablement destructurés ;
- par leur pouvoir sur les enseignants dont ils contrôlent les mutations et les promotions, faisant régner un népotisme qui décourage les meilleures volontés ;
- par leur noyautage méthodique de la haute administration de l'Education nationale, qui a pris la curieuse habitude d'arbitrer systématiquement en leur faveur ;
- par leur opposition systématique aux réformes qu'ils n'ont pas eux-mêmes décidées.
SOS Education rappelle que tout cela serait impossible si 80 % des ressources de certains syndicats ne provenaient de fonds publics et parapublics. De plus, en ce domaine, une grande opacité règne, liée notamment à l'absence d'obligation de publication de leurs comptes.
SOS Education appelle donc le gouvernement :
- à ne tenir aucun compte des rodomontades de ce groupement d'associations partisanes, qui se sont pompeusement baptisées elles-mêmes « interfédérale de l'éducation » mais dont les revendications diffèrent fondamentalement de celles de l'immense majorité des citoyens ;
- à remettre en cause le système anti-démocratique par lequel les syndicats enseignants sont subventionnés avec l'argent de contribuables qui ne cautionnent pas forcément leurs actions ;
- et de ne reconnaître aux syndicats qu'un pouvoir proportionnel au nombre de leurs adhérents, et aux cotisations de ceux-ci, comme c'est le cas dans la plupart des pays du monde.
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