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Le secrétaire général du syndicat d’enseignant SE-Unsa, Luc Bérille, est affolé : il s’est aperçu que le projet de nouveaux programmes pour les écoles primaires « prend le contre-pied de ce que (les enseignants de son syndicat) faisaient jusqu’ici ».
De même, le maître de conférence de psychologie à l’IUFM de Versailles, René Brissiaud, s’indigne-t-il de ne pas avoir été consulté : « Xavier Darcos (…) a dit que les programmes avaient été faits par des spécialistes. Nous sommes dix psychologues spécialistes des apprentissages en France, et je n’en connais aucun qui a été associé ou même consulté pour la rédaction de ces programmes ».
Le secrétaire général du Sgen-CFDT, Thierry Cadart, lui, n’a pas été consulté non plus et cherche donc désespérément à retarder la date à laquelle le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) examinera les nouveaux programmes du primaire, pour que Xavier Darcos ait le droit de « consulter chercheurs, mouvements pédagogiques, enseignants, parents et syndicats de manière organisée ».
Quant à Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU, il demande tout simplement la « suspension » des nouveaux programmes.
Pour les membres de SOS Education, ces réactions hostiles sont un excellent signe. En effet, elles émanent de syndicats et de groupuscules qui, depuis quarante ans n’ont fait qu’imposer des réformes désastreuses pour nos enfants. Leur inquiétude et leur colère de ne pas avoir été consultés montre a contrario que le projet de réforme des écoles primaires est, dans l’ensemble, très positif (voir à ce sujet la dernière chronique d’Isabelle Hannart).
La grande question est aujourd’hui de savoir si le ministre Xavier Darcos aura le courage de tenir bon. Dans les semaines difficiles qui s’annoncent pour lui, les membres de SOS Education doivent lui manifester leur soutien concrètement, par des dizaines de milliers de messages de soutien (lettres, fax et courriels).
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