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Près de 40 000 élèves de CM1 et de CM2 de la zone B bénéficieront, au cours de la première semaine des vacances de printemps (soit du 7 au 11 avril), de stages de rattrapage gratuits, assurés par quelque 8 000 enseignants volontaires, a fait savoir le ministère de l’Education nationale.
Les enseignants qui participent à ces stages seront rémunérés sous forme d’heures supplémentaires défiscalisées et exonérées de cotisations sociales, sur la base d’environ 360 euros pour une semaine (soit 15 heures de cours) pour un professeur des écoles du 1er degré. Trois sessions de stages sont prévues, au cours des vacances de printemps, début juillet et fin août. Les enseignants intéressés devraient ainsi accroître leurs revenus d’environ 1 100 euros défiscalisés.
Pour les enfants en difficulté, l’intérêt de ces stages n’est pas moins évident.
Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des systèmes scolaires ? Pas tout à fait. Ce dispositif de stages de rattrapage fait partie des mesures prévues dans le cadre de la réforme de l’enseignement primaire. SOS Education rappelle au ministre que ce type de solution ne doit pas être considérée comme une mesure à pérenniser, mais comme un pis-aller.
En effet, si notre système scolaire utilisait des méthodes normales, 40 000 bambins de CM1 et de CM2, sur une seule zone, n’auraient pas besoin desuivre des cours de rattrapage. La seule solution viable, à terme, passe par le retour aux méthodes d'enseignement éprouvées dans les écoles primaires.
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