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Le 11 Avril 2008

Offensive syndicale sur les écoles privées

 
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Toutes les occasions sont bonnes aux syndicalistes pour essayer d’augmenter leur pouvoir sur l’école, au détriment de l’intérêt général. Une réforme introduite par le ministre de l’Education nationale confie aux directeurs des établissements privés le soin de répartir, au sein des équipes pédagogiques, les « heures supplémentaires années » (HSA).

Cette mesure de simple bon sens restitue un peu d’autorité aux chefs d’établissement, dont le pouvoir, déjà « naturellement » contrôlé par une kyrielle d’instances plus ou moins bureaucratiques (conseil d’administration, OGEC ou AEP, tutelle diocésaine ou congréganiste dans le cas d’un établissement catholique, etc.) a été progressivement rogné par l’administration de l'Education nationale. Il faut donc se féliciter que les directeurs retrouvent un peu de l’autonomie… et des responsabilités qui leur sont si nécessaires dans l'accomplissement de leur mission.

Les syndicats ne l’entendent pourtant pas de cette oreille. Dans leur stratégie de pouvoir, ils considèrent que si le chef d’établissement décidait d’attribuer à tel ou tel professeur méritant un certain nombre d’heures supplémentaires, cela interférerait avec leur propre politique de récompense qui consiste précisément à prodiguer aux petits copains les avantages, prébendes, mutations et promotions préférentielles  – en fonction de critères qui n’ont pas grand chose à voir avec la qualité de l’enseignement.

Voilà pourquoi les syndicalistes protestent contre le « surcroît de pouvoir donné aux directeurs » et demandent que les emplois du temps des professeurs soient « placés sous le contrôle des représentants du personnel », comme le demande le Syndicat national de l’enseignement privé (Synep CFE-CGC). Ce « surcroît de pouvoir » reviendrait ainsi aux militants syndicaux et conforterait davantage encore la tutelle qu’ils exercent sur les enseignants et les enseignements, avec les résultats que l’on sait.

SOS-Education encourage le ministre de l’Education nationale à résister à cette offensive syndicale sur l’enseignement privé, afin de protéger, dans l’intérêt des élèves, la marge de manoeuvres des directeurs de ces établissements, pour qu'ils puissent agir dans le seul intérêt bien compris de leurs élèves.



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