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Le 23 Avril 2008

L’Education nationale doit cesser de financer les agitateurs de la Fidl et de l’Unl !

 
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Incroyable ! Le ministère de l’Education nationale finance lui-même les petits groupes d’agitateurs qui appellent aux manifestations lycéennes.

De quoi vivent, en effet, les petits groupes militants lycéens comme la Fidl et l’Unl, qui fournissent aux actuelles manifestations une partie de leurs calicots, affiches et tracts, et dont les médias courtisent assidûment les meneurs ?

Certainement pas des cotisations de leurs membres. L’une et l’autre déclarent avec une belle homogénéité 6 000 adhérents – sur 2,2 millions d’élèves –, ce dont on peut induire sans risque de se tromper qu’ils en ont encore beaucoup moins. Ces adhérents étant des lycéens, par définition dépourvus de revenus, on peut penser que beaucoup d’entre eux préfèrent se payer une place au cinéma qu’acquitter une quelconque cotisation…

Mais les deux groupes entretiennent des rapports suivis avec des organisations politiques et syndicales de gauche.

Ainsi la Fidl, fondée en 1987 par des membres de SOS-Racisme, est proche de la Fédération syndicale unitaire (FSU) et du député socialiste Julien Dray (lui-même ancien militant de la Ligue communiste révolutionnaire, ex vice-président de l’UNEF-ID et véritable fondateur, en 1984, de SOS-Racisme).

L’Unl, créée en 1994 sous l’impulsion du Mouvement des jeunes socialistes, est liée à l’aile gauche du PS, l’Unsa-Education et la Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE).

Ce sont autant de passerelles par lesquelles les militants lycéens reçoivent conseil, aide et soutien. C’est ce qui explique qu’ils soient, comme le souligne une récente dépêche de l’Agence France-Presse, si tôt « rodés au déclenchement d’une manifestation ».

Mais le « nerf de la guerre » vient du ministère de l’Education lui-même. Pour leur permettre de s’opposer aux réformes qu’il envisage, le ministère octroie en effet à ces petits groupes d'agitateurs en herbe des subventions loin d'être négligeables.

Les documents liés au projet de loi de finances 2008 font apparaître qu’en 2006, la Fidl et l’Unl ont chacune reçu 60 000 euros au titre du programme 214, intitulé : « Soutien de la politique de l’éducation nationale » ! Drôle de soutien, en vérité !

Xavier Darcos peut toujours, après cela, reprocher aux syndicalistes adultes de pousser dans la rue des lycéens manipulés. Tant qu'il détournera l'argent de la caisse des écoles pour financer les agitateurs qui manipulent les élèves, ses complaintes resteront absurdes. Les membres de SOS Education dénonceront cet état de fait jusqu'à ce que cesse la mascarade.



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