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Voilà un an, une majorité de Français portait Nicolas Sarkozy à la présidence de la République sur un programme qui mentionnait explicitement l’instauration d’un service minimum en cas de grève des services publics. Qui peut s’offusquer qu’il tienne aujourd’hui l’une des promesses clé de son élection ?
Les parents n’ont pas changé d’idée, au contraire : tous les sondages montrent qu’ils sont très majoritairement favorables au service minimum d’accueil mis en place par Xavier Darcos pour les délivrer du souci de faire garder leurs enfants les jours de grève.
En s’y opposant, les partis politiques, les syndicats et la fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) révèlent leur conception de la grève, qui n’exprime pas seulement la protestation d’une profession défendant ses intérêts catégoriels, mais doit perturber profondément la vie quotidienne de l’ensemble des citoyens, otages des grévistes, pour arriver à ses fins. Si ce résultat n’est pas atteint et si les Français de base ne souffrent pas, l’effet est manqué !
Pour éviter de se démasquer aussi clairement, les patrons des syndicats se retranchent derrière le droit de grève que la Constitution reconnaît aux fonctionnaires. Mais la continuité du service public a elle aussi été érigée en principe constitutionnel. Par ailleurs, le service minimum d’accueil ne porte pas atteinte au droit de grève, puisque les enseignants grévistes interrompent leur mission qui ne consiste pas à garder les élèves, mais à leur faire cours !
Si le président de la République souhaite imposer le service minimum aux syndicats de l’Education nationale, il doit s’appuyer sur l’ensemble des Français favorables à sa mesure. Quitte, si nécessaire, à organiser un référendum pour opposer, à la voix de la rue, celle de la démocratie.
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