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Le 2 Octobre 2008

SOS Education demande la paix sous les préaux

 
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Une fois de plus, un enseignant a été agressé par un élève. En l’occurrence, il s’agit d’une institutrice, prise à partie à l’école Jean-Jaurès de Persan (Val d’Oise) par un enfant de CM1, âgé de 11 ans – il a donc déjà deux ans de retard – auquel elle avait adressé une remarque ! Le garnement a porté ses coups assez violemment pour que l’enseignante obtienne huit jours d’arrêt de travail. On imagine l’effet produit par cette scène sur les autres enfants… Mais est-il normal qu’un élève aussi agressif – et qui bénéficiait d’ailleurs d’un « suivi psychologique particulier » – se trouve mêlé à des enfants moins âgés ?

Plusieurs leçons peuvent être tirées de ce nouveau « fait divers ».

• Premièrement, l’institutrice n’a probablement pas osé se défendre face à cet élève agressif. On imagine difficilement, en effet, qu’une adulte ne parvienne pas à maîtriser un gamin de 11 ans. Si elle n’a pas osé le faire, que craignait-elle ? Cette seule question justifie la protestation que SOS Education a élevée après le récent suicide d’un professeur accusé d’avoir frappé un élève et placé en garde à vue toute une journée. Les enseignants, aujourd’hui, n’en sont même plus à tenter d’imposer leur autorité aux cancres et aux perturbateurs qui confondent la classe avec un cirque : c’est à peine s’ils osent leur adresser une remarque, de peur d’être pris à partie par l’élève concerné, son grand frère ou ses parents.

• Par ailleurs, sous prétexte de n’exclure personne, on met en danger les enseignants et l’ensemble des enfants. Psychologiquement perturbé, l’élève qui a agressé sa maîtresse avait deux ans de plus que ses petits camarades. Que se serait-il passé si, au lieu de s’en prendre à une adulte, il avait frappé avec la même violence l’un d’entre eux ?

Les 75 000 membres de SOS Education demandent au ministre de l'Education nationale de prendre des mesures afin de protéger l’ensemble des enfants contre ceux qui ont un comportement dangereux, soit parce qu’ils sont psychologiquement perturbés, soit parce qu’ils sont rendus asociaux par un défaut d’éducation. Ces enfants particuliers doivent être accueillis au sein de structures particulières. Pour le grand nombre, l’école doit simplement redevenir le lieu où s’opère la transmission des savoirs. A refuser d’en faire un sanctuaire, on finit par en faire une jungle.   



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