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Education : faits et chiffres
Le 19 Novembre 2008

L'ambiguïté des revendications syndicales conduit SOS Education à renoncer à participer à la manifestation du 20 novembre

 
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En raison de la multiplicité des objectifs formulés par les organisations et syndicats, SOS Education renonce à se joindre à la manifestation des enseignants contre la réforme du lycée catastrophique que prépare Xavier Darcos.

Si leur opposition au projet de réforme du lycée reste entière, SOS Education et ses 80 000 membres soutiennent en revanche le ministre dans sa volonté d’imposer un service minimum d’accueil à l’école en cas de grève des enseignants. Cette réforme-là est même inférieure à ce que seraient en droit d’attendre les parents, puisque ce « service minimum » s’apparente à un service de garderie, alors que la vraie mission de l’Education nationale consiste à instruire les enfants.

Ce service très minimum de garderie a été voté en juillet 2008 par la majorité des députés à l’Assemblée nationale et est désormais inscrit dans la loi. Les municipalités sont donc tenues de l’appliquer. Or, plus d’une centaine d’entre elles s’y refusent – à commencer par la ville de Paris, dont le maire, Bertrand Delanoë, s’était pourtant engagé à mettre en place ce service d’accueil, dans le respect de la loi républicaine.

Les grands syndicats de l’Education nationale profitent de l’émotion légitime que suscite parmi les enseignants de bon sens le projet de réforme du lycée pour tenter d’obliger le gouvernement à revenir sur le service minimum d’accueil. Dans ces conditions, SOS Education ne peut pas se joindre à ce mouvement.

SOS Education déplore par ailleurs que lesdits syndicats d’enseignants rendent inaudible l’opposition légitime contre la tentative de destruction du lycée fomentée par Xavier Darcos, en la confondant avec des revendications d’ordre essentiellement catégoriel, portant notamment sur le non renouvellement d’un nombre d’ailleurs limité de postes de professeurs (10 500 postes d’enseignants sur 726 580 dans le secteur public en 2009).

Aux yeux des 80 000 membres de SOS Education, seul compte l’intérêt des élèves. C’est à ce titre qu’ils protestent, avec une détermination inentamée, contre l’inepte réforme du lycée, dont Philippe Meirieu, le pape de l’utopie « pédagogiste » qui conduit depuis trente ans l’Education nationale à l'échec, convenait récemment qu’elle est « très largement inspirée des réflexions menées ces dernières années par les "pédagogues"» (http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/021008/quelle-reforme-pour-les-lycees)

En raison des ambiguïtés du mouvement de contestation organisé par les syndicats d'enseignants le 20 novembre, SOS Education renonce donc à y participer.

L'association ne baisse pas la garde pour autant et appelle ses membres à faire connaître leur mécontentement en écrivant massivement au ministre.



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