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Le 8 Janvier 2009

Pour lutter contre la difficulté scolaire, il faut renouer avec les bonnes méthodes d'enseignement !

 
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L’un des points clé de la contestation de la réforme de l’école primaire engagée par Xavier Darcos porte sur les RASED (Réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté).

Ces RASED, qui existent depuis vingt ans, mobilisent quelque 11 000 enseignants, répartis entre maîtres E (enseignant à dominante pédagogique) et maîtres G (enseignants à dominante rééducative). Les premiers s’occupent des enfants qui ont des difficultés d’apprentissage, les seconds des bambins qui ont du mal à s’adapter au système scolaire et présentent des difficultés comportementales. S’y ajoutent les psychologues de l’Education nationale, qui proposent des entretiens et un bilan psychologique.


La réforme du primaire, telle qu’elle est inscrite au budget 2009 de l’enseignement scolaire, prévoit de sédentariser 3 000 RASED sur 11 000. Il ressortait des explications que nous avions obtenues du ministère de l’Education nationale avant Noël que rien n’était encore déterminé. En définitive, le ministère de l’Education nationale vient de préciser que ces sédentarisations pourraient s’effectuer pour moitié dans des classes et pour moitié dans des écoles. La mission des enseignants des RASED réaffectés dans les classes différera-t-elle de celles des autres professeurs des écoles ?


Les défenseurs des RASED s’insurgent en soulignant l’importance de leur mission particulière au service des enfants en grande difficulté scolaire. En réalité, leur efficacité reste non prouvée, si ce n’est improbable. Début décembre, Xavier Darcos a d’ailleurs pointé les « limites d’une prise en charge trop ponctuelle » par les RASED, en affirmant que l’aide aux élèves en difficulté doit « se faire en continu, toute la semaine ».


Dans cette optique, le ministre a annoncé la mise en place d’un plan formation qui permettrait de former sur cinq ans quelque 40 000 enseignants au traitement de la difficulté scolaire, afin que chaque école puisse être dotée d’un « maître ressource » spécialisé dans ce domaine. Ce qui revient à poser un cataplasme sur la jambe de bois vermoulue de l’Education nationale.


Former 40 000 enseignants spécialisés dans le traitement de la difficulté scolaire, revient en effet à regarder ces difficultés comme un mal endémique, presque une fatalité. C’est aussi refuser de voir qu’elles ont des causes précises, qui tiennent aux méthodes d’enseignement aberrantes – à commencer par la méthode globale d’apprentissage de la lecture –, qui sont en usage depuis trois décennies dans l’Education nationale et que l’on s’entête à conserver.


Ces mauvaises méthodes, les 80 000 membres de SOS Education n’ont de cesse de les dénoncer. Ce n’est pas en spécialisant 40 000 enseignants que l'on parviendra à améliorer le niveau général et à réduire le nombre d’élèves en difficulté, mais en renouant avec des méthodes d’apprentissage de bon sens, qui ont fait leurs preuves par le passé et auxquelles il est urgent de former l’ensemble des enseignants, et tout spécialement les futurs professeurs des écoles.



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