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Education : faits et chiffres
Le 29 Janvier 2009

« Médiateurs de la réussite scolaire » : Xavier Darcos continue la politique des « grands frères »

 
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L’absentéisme scolaire a concerné en 2007, selon le ministre de l’Education nationale, 2,4 % des collégiens, 4,6 % des lycéens et plus de 10 % des élèves des lycées professionnels. Pour tenter d’y remédier, Xavier Darcos va embaucher 5 000 « médiateurs de réussite scolaire » qui seront censés faire « l’interface entre l’école et les parents » afin de ramener ces amateurs d’école buissonnière au bercail de l’Education nationale.

Ces médiateurs bénéficieront d’un « emploi aidé » d’une durée de deux ans renouvelables, payé « au moins » au SMIC. Le recrutement n’est soumis à aucune condition de diplôme, mais ils devront posséder une « forte connaissance du milieu » dans lequel ils seront appelés à travailler. Autrement dit, en être issus.

« Il faut que nous sortions des établissements et que les médiateurs aillent à la rencontre des familles et de ces jeunes pour leur proposer des parcours de retour vers l'école ou des parcours de formation différents », a expliqué Xavier Darcos. Leur mission consistera en effet à « prolonger l’action des conseillers principaux d’éducation » en se rendant chez les parents des élèves ayant cumulé au moins quatre demi-journées d’absence non justifiées dans le mois. Ils devront les persuader de faire renvenir leurs enfants dans le droit chemin, ce que ni les réprimandes des chefs d’établissement, ni les appels téléphoniques du collège ou du lycée n’auront pu faire.

 Une recette dont l'inefficacité est démontrée

Précision : ces 5 000 anges gardiens exerceront ces talents, ainsi qu’une « fonction d’insertion » au contenu nébuleux, au sein de 215 quartiers en difficulté. « C’est important », a précisé Xavier Darcos, « car, géographiquement, les écoles, collèges et lycées de l’éducation prioritaire sont plus touchés que les autres. »

On l’aura compris, il s’agit seulement d’une variante de la politique des « grands frères ». Ces médiateurs ressemblent d’ailleurs à s’y méprendre aux « aides-éducateurs », créés en 1981 par Alain Savary.

Ce fut un échec total, tout comme les ZEP, les RASED, et toutes les autres mesures où l'on a préféré dépenser de l'argent et recruter du personnel pour éviter d'avoir à se poser la vraie et seule question : comment revenir aux méthodes qui ont fait leurs preuves pour apprendre à lire, écrire et compter aux enfants.



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