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Xavier Darcos renonce à la « semaine de quatre jours » et crée des cours le mercredi matin. Le bon sens finit par l’emporter. Pour les 80 000 membres de SOS Education, c’est une bonne nouvelle.
SOS Education avait fait connaître son désaccord sur ce projet du ministre de l’Education nationale, qui devait certes permettre aux familles de partir plus facilement en week-end, mais ne pouvait finalement que nuire à la scolarité des enfants.
Rassembler sur quatre jours les heures de cours jusqu’à présent réparties sur quatre jours et demi supposait, soit de réduire le temps d’enseignement, soit de répartir sur les quatre jours restants les heures supprimées le samedi matin. C’est cette dernière solution qu’avait retenue le ministre ; mais elle aboutissait à prolonger des journées d’école déjà denses, au terme desquelles les enfants, fatigués, n’auraient plus été assez concentrés pour assimiler correctement les enseignements délivrés.
C’est ce qui avait conduit SOS Education à faire campagne contre cette partie de la réforme du primaire.
Xavier Darcos lui-même se rend aujourd’hui à nos arguments. Le 4 février, il a déclaré à l’issue du Conseil des ministres qu’il ne voyait « aucun inconvénient », et même « beaucoup d’avantages » à ce que les écoles primaires renouent avec un rythme scolaire de quatre jours et demi hebdomadaires, en rappelant qu’il avait « laissé le choix aux conseils d’école de choisir (sic) soit quatre jours, soit quatre jours et demi ».
On n’en revient cependant pas complètement à la situation antérieure, puisque la demi-journée d’école supplémentaire se déroulera le mercredi matin, et non pas le samedi comme c’était précédemment le cas. Certaines activités organisées pour les enfants le mercredi matin devront sans doute être reportées à un autre moment de la semaine (par exemple au samedi matin), mais cette solution présente l’avantage de satisfaire le plus grand nombre.
Elle bénéficiera surtout aux élèves, qui pourront apprendre dans de meilleures conditions. Pour les 80 000 membres de SOS Education, l’essentiel est là.
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