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Les syndicats et les enseignants hostiles aux nouveaux programmes du primaire sont repartis à l’assaut du ministère de l’Education nationale, en organisant, le 11 mars 2009, des rassemblements de soutien aux "désobéisseurs" ayant publiquement fait connaître leur refus d’appliquer la réforme. Sur son blog, le réseau « Résistance pédagogique » explique clairement la stratégie choisie : « Ce mouvement inédit est en passe de gagner son pari : enrayer durablement l’application des réformes scélérates qui déconstruisent le service public d’éducation », écrit-il.
Ledit mouvement est cependant beaucoup moins inédit que ses initiateurs ne veulent bien l’affirmer : un certain José Bové en a notamment usé et abusé, et a contribué à la théoriser dans un livre intitulé Pour la désobéissance civique. Au début des années 70, déjà, cette stratégie avait trouvé un champ d’application à travers le mouvement des objecteurs de conscience. S’y était particulièrement distingué, à l’époque, l’"écrivain"Jean-Marie Muller, omniprésent sur le site de « Résistance pédagogique ». Commis-voyageur de l'"altermondialisme" (il a même participé à une Conférence pour la Paix organisée en 1979 à... Moscou, à quelques semaines de l'invasion soviétique en Afghanistan), Muller est aujourd’hui l’un des principaux soutiens d’Alain Refalo, le porte-drapeau des enseignants "désobéisseurs", avec lequel il a cosigné un livre en 1990.
A défaut d’être neuve, cette stratégie a donc été rodée, élaborée dans des officines de subversion qui relaient aujourd’hui le lobby "pédagogiste" au sein de l’Education nationale. Le nom lui-même de « Résistance pédagogique » évoque d’ailleurs le titre d’un livre publié en août 2007 par le pontife des pédagogistes, Philippe Meirieu, sous le titre Pédagogie : le devoir de résister .
Les désobéisseurs doivent être révoqués
Confirmant ces liens entre les amis de Meirieu et les militants de l’extrême gauche altermondialiste, on retrouve sur ce site consacré au mouvement de "désobéissance" des contributions émanant de figures du pédagogisme, comme l’inspecteur d’Académie Pierre Frackowiack, responsable du Syndicat de l’Inspection de l’Education Nationale UNSA du Nord et proche de Philippe Meirieu, avec lequel il a publié en mai 2008 un livre intitulé L’éducation peut-elle être encore au cœur d’un projet de société ? Pierre Frackowiack est évidemment très hostile à la réforme du primaire engagée par Xavier Darcos et aux « retours aux fondamentaux. »
Malgré tout, le mouvement des "désobéisseurs" ne parvient pas à s’étendre. Les inspecteurs d’Académie résistent pour l’instant aux pressions et prennent des mesures – pour ne pas parler de sanctions – contre ces fonctionnaires qui prétendent faire la loi dans l’Education nationale : dans les Bouches-du-Rhône, onze d’entre eux n’ont pas obtenu de promotion. L’inspecteur d’Académie, Gérard Trêve, a expliqué à juste titre qu’il est « parfaitement normal que des enseignants qui déclarent urbi et orbi qu’ils ne vont pas appliquer les textes statutaires qui les régissent ne soient pas considérés comme faisant preuve d’une qualité particulière qui justifierait leur promotion. »
Il serait même « parfaitement normal » – et souhaitable – que ces instituteurs indignes soient révoqués de l’Education nationale, à commencer par Alain Refalo. C’est ce que les 80 000 membres de SOS Education demandent au ministre, Xavier Darcos.
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