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Le 9 Septembre 2009

Le mauvais bilan de la semaine de quatre jours

 
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Un an après la mise en place de la semaine de quatre jours dans l’enseignement primaire, un rapport de l’Inspection générale de l’Education nationale confirme en tous points le bien-fondé des critiques émises à l’époque par SOS Education.

Notre association avait lancé, en avril 2009, une campagne contre cette réforme. Le principal inconvénient de l'amputation de la semaine de classe, avertissions-nous, tient à la capacité de concentration et de travail des enfants. Réduire le temps scolaire sans diminuer la somme des connaissances à acquérir – a fortiori en l’augmentant, puisque l’enseignement de l’histoire des arts et de l’écologie sont venus s'ajouter aux matières précédemment étudiées – conduirait à exiger des jeunes élèves davantage d’efforts et d’attention pendant les quatre jours restant.

En supprimant les cours du samedi matin, on a, en effet, perdu 144 heures de classe dans l’année, soit l’équivalent de 18 jours. A qui fera-t-on croire que l’on apprend plus en travaillant moins ? « Avec la semaine de 4 jours, nos enfants n'ont plus que 140 jours de classe par an, contre 210 au Japon, 200 en Italie et au Danemark, 188 en Finlande et 190 en Grande-Bretagne. Cela signifie qu’on va les stresser, avec des horaires démentiels, les rares jours où ils auront classe  », soulignait Isabelle Hannart dans son message du mois d'avril.

L’analyse des inspecteurs généraux rejoint la sienne : « au terme de l’année scolaire, il se confirme que, de l’avis général des enseignants, le temps manque pour faire tout le programme d’enseignement, ce qui était d’ailleurs prévisible », notent-ils. « L’année scolaire n’est plus que de 144 jours théoriques (quatre jours pendant 36 semaines), et 140 jours en fait, alors que la moyenne européenne est de 185 jours. » Nous ne disions pas autre chose.

Cette réduction du temps scolaire aurait pour conséquence, prédisions-nous, d’augmenter déraisonnablement la fatigue nerveuse et le stress des écoliers à l’école primaire. Le rapport évoque, de même, « la fatigue des élèves et des enseignants », mais aussi « la réduction du temps de dialogue avec les parents ».

Comme il fallait hélas s’y attendre, le rapport de l’inspection générale nous donne donc raison sur toute la ligne. La semaine de quatre jours a désorganisé sans aucun profit le rythme des enseignements. Pour en sortir, les rapporteurs préconisent de revenir à une semaine de quatre jours et demi, en remplaçant l’école du samedi matin par celle du mercredi matin.

Par ailleurs, ils proposent – et nous ne saurions trop les approuver – « de lutter contre les habitudes de grignotage du temps installées avec les sorties scolaires et les interventions extérieures, qui déconcentrent les élèves et qui font perdre beaucoup de temps sur les apprentissages ».

Les 85 000 membres de SOS-Education demandent aujourd’hui à Luc Chatel de tirer les conclusions de ce rapport et de prendre toutes les dispositions nécessaires au retour à la semaine de quatre jours et demi, plus respectueuse à l’équilibre des enfants et plus favorables la qualité des enseignements.



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